La journée est terminée.
Vous avez fermé l’ordinateur. Vous êtes rentré. Peut-être même que vous êtes installé dans votre canapé.
En apparence, vous ne travaillez plus.
Et pourtant, quelque chose continue.
Le mail auquel il faudra répondre demain.
La décision que vous n’avez pas encore prise.
Ce dossier qu’il ne faut surtout pas oublier.
Le rendez-vous à déplacer.
Puis les sujets personnels reprennent leur place : les courses, un appel à passer, l’organisation de la semaine, un proche auquel vous devez penser.
Vous ne faites pourtant rien de particulier à cet instant.
Mais votre tête, elle, continue de travailler.
C’est souvent ainsi que la charge mentale se fait sentir : moins par une tâche précise que par l’impression de devoir garder beaucoup de choses actives en même temps.
Cette charge mentale peut être personnelle, professionnelle, ou résulter de l’accumulation des deux.
Qu’est-ce que la charge mentale ?
La charge mentale ne correspond pas simplement au nombre de choses que vous avez à faire.
Elle comprend aussi tout ce que vous devez garder en tête autour de ces choses.
Anticiper. Organiser. Décider. Vérifier. Se souvenir.
Un dirigeant peut avoir une équipe compétente autour de lui et continuer à porter certaines décisions.
Un indépendant peut avoir terminé ses rendez-vous et réfléchir encore à un client, à sa trésorerie ou à la semaine suivante.
Un manager peut quitter son bureau tout en gardant mentalement plusieurs situations de son équipe ouvertes.
Et la vie personnelle vient naturellement s’ajouter au reste.
Ce n’est pas seulement ce que vous faites qui occupe votre esprit. C’est aussi tout ce que vous essayez de ne pas oublier.
Pourquoi la charge mentale continue-t-elle après le travail ?
Toutes les tâches ne se terminent pas au moment où nous arrêtons de travailler.
Une décision attend une information.
Un problème n’a pas encore trouvé sa solution.
Une conversation devra être reprise.
Un projet dépend de plusieurs personnes.
Vous savez que vous n’avez rien à faire immédiatement. Mais votre esprit garde le sujet disponible.
C’est particulièrement fréquent lorsque vous êtes la personne vers laquelle les autres se tournent pour décider, arbitrer, rassurer ou résoudre.
Vous pouvez déléguer une tâche.
Il est parfois beaucoup plus difficile de déléguer le fait d’y penser.
C’est ainsi qu’une journée apparemment normale peut devenir mentalement dense. Non parce qu’un événement spectaculaire s’est produit, mais parce que beaucoup de choses sont restées ouvertes en même temps.
Quels sont les signes d’une charge mentale importante ?
Il n’existe pas une seule manière de la ressentir.
Et reconnaître certains de ces signes ne signifie pas qu’un diagnostic doit être posé. Il peut simplement être utile d’observer ce qui se passe dans votre quotidien.
Par exemple :
- vous repensez régulièrement au travail une fois la journée terminée ;
- vous avez l’impression de devoir tout garder en tête ;
- les petites décisions deviennent plus pesantes en fin de journée ;
- vous passez rapidement d’un sujet à l’autre sans véritable coupure ;
- vous prenez une pause mais continuez à consulter vos messages ou vos mails ;
- vous avez du mal à être pleinement présent dans un moment personnel parce qu’une partie de votre attention reste ailleurs ;
- vous ressentez une fatigue mentale alors que votre journée n’a pas forcément demandé beaucoup d’effort physique ;
- vous avez régulièrement l’impression qu’il reste encore quelque chose à gérer.
Pris séparément, ces éléments peuvent simplement appartenir à une période chargée.
C’est leur répétition qui mérite parfois d’être regardée.
Une question simple peut alors être utile :
À quel moment de ma journée mon esprit n’a-t-il plus rien à gérer ?
La réponse est parfois révélatrice.
Arrêter de travailler n’est pas toujours récupérer
Il est 19 heures.
Vous avez terminé.
Vous prenez votre téléphone.
Vous consultez quelques messages. Une actualité. Une vidéo.
Puis vous pensez à quelque chose pour demain et ouvrez rapidement vos mails pour vérifier.
Vous êtes bien en dehors de votre temps de travail.
Mais votre attention continue à recevoir des informations, à changer de sujet et à traiter de nouvelles sollicitations.
C’est toute la différence entre arrêter une activité et permettre à son esprit de récupérer.
Une pause peut interrompre le travail sans diminuer réellement la sollicitation.
De la même manière, se distraire peut faire du bien sans nécessairement créer un véritable espace de repos.
La récupération mentale commence davantage lorsque l’esprit n’a plus besoin, pendant un moment, d’anticiper, de répondre, de choisir ou de rester disponible.
Et cela ne demande pas nécessairement une heure de méditation ni une organisation parfaite.
Quelques changements simples peuvent déjà créer davantage d’espace.
Comment réduire la charge mentale et créer davantage d’espace mental ?
L’objectif n’est pas de contrôler chacune de vos pensées.
Encore moins d’ajouter une nouvelle liste de choses à réussir.
Il s’agit plutôt de regarder ce que votre esprit porte inutilement seul.
1.Externaliser ce qui n’a pas besoin de rester dans votre tête
Une tâche notée à un endroit fiable n’a plus besoin d’être répétée mentalement toute la soirée.
Liste, agenda, carnet, outil numérique : le support importe moins que la confiance que vous lui accordez.
Externaliser, c’est permettre à votre esprit de ne plus avoir à maintenir l’information active simplement pour ne pas l’oublier.
2. Distinguer ce qui demande réellement votre attention
Tout peut sembler important lorsque tout arrive au même endroit.
Prendre quelques minutes pour distinguer ce qui doit être traité maintenant, plus tard ou par quelqu’un d’autre peut déjà diminuer cette impression de masse indistincte.
Prioriser, ce n’est pas réussir à tout faire.
C’est accepter que tout ne mérite pas votre attention au même moment.
3. Donner une fin à la journée
Une journée qui ne se termine jamais clairement peut continuer longtemps dans la tête.
Un dernier passage dans l’agenda.
Noter ce qui attendra demain.
Fermer les outils professionnels.
Mettre certaines notifications en pause.
Ces gestes paraissent simples, mais ils donnent une frontière à ce qui pouvait attendre.
4. Prévoir de vraies pauses
Boire un café sans écran.
Marcher quelques minutes sans téléphone.
Regarder dehors.
Ne rien remplir.
Ces moments peuvent sembler presque inutiles dans une journée chargée.
C’est justement leur intérêt.
Pendant quelques minutes, rien de nouveau ne vient réclamer votre attention.
5. Créer une transition entre travail et vie personnelle
Nous demandons parfois à notre esprit de passer d’une réunion à notre salon en quelques minutes.
Le corps change de lieu.
Le rythme intérieur, lui, peut mettre davantage de temps.
Marcher un peu avant de rentrer, changer de tenue, prendre une douche, écouter de la musique ou simplement rester quelques minutes sans sollicitation peut devenir un signal de transition.
Pas un rituel obligatoire.
Simplement une façon de ne pas demander à votre esprit de changer instantanément de monde.
6. Ne pas réserver la récupération aux vacances
Attendre les prochaines vacances pour souffler revient à demander à quelques semaines de compenser plusieurs mois de sollicitations.
Les moments de récupération ont aussi leur place dans les journées ordinaires.
Pas seulement lorsque tout est terminé.
Parce que lorsque l’on porte beaucoup, tout est rarement terminé.
Et lorsque la charge mentale reste présente ?
Il arrive que les ajustements du quotidien ne suffisent pas à retrouver l’espace recherché.
Parfois, ce que l’on porte est simplement devenu trop présent pour être déposé entre deux rendez-vous ou pendant quelques minutes de pause.
Se faire accompagner peut alors offrir un temps différent.
Un moment où l’on peut faire le point sur ce qui occupe l’esprit, prendre du recul et retrouver un peu d’espace.
Cela ne nécessite pas d’attendre d’être au bout.
On peut continuer à travailler, décider, gérer et avancer tout en constatant qu’il devient plus difficile de véritablement décrocher.
Les personnes qui portent beaucoup n’ont pas uniquement besoin de savoir continuer. Elles ont aussi besoin de moments où elles n’ont plus besoin de tout garder mentalement actif.
Reset Mental Lyon : un espace pour les personnes qui portent beaucoup
Reset Mental Lyon est un cabinet dédié aux personnes actives qui portent beaucoup au quotidien.
Dirigeants, entrepreneurs, indépendants, cadres, managers, professions libérales ou salariés à responsabilités : le métier change, mais certaines sensations se ressemblent.
Continuer à avancer.
Avoir beaucoup à gérer.
Et sentir qu’intérieurement, il devient plus difficile de souffler.
Le cabinet propose un espace calme et confidentiel pour prendre un temps, relâcher la pression et retrouver davantage de recul et de clarté.
L’accompagnement s’inscrit dans une démarche de mieux-être, de récupération mentale et de prévention de la surcharge mentale. Il ne remplace pas un suivi médical, psychologique ou psychiatrique lorsqu’une situation le nécessite.
Pour aller plus loin, vous pouvez découvrir la page Récupération mentale, comprendre Pourquoi Reset Mental ?, ou voir concrètement comment se déroule une première séance au cabinet à Lyon.
Parce que créer de l’espace mental ne commence pas nécessairement lorsque l’on n’arrive plus à avancer.
Cela peut commencer beaucoup plus simplement.
Au moment où l’on réalise qu’on aimerait continuer à avancer sans avoir à tout porter, tout le temps.