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Sommeil et récupération mentale : comment mieux décrocher

Vous êtes fatigué.

La journée a été dense et, cette fois, vous n’avez aucune envie de la prolonger.

Vous vous couchez.

Puis reviennent quelques morceaux de la journée.

Cette décision que vous n’avez pas encore prise. Une conversation à laquelle vous repensez. Ce qu’il faudra faire demain matin. Un mail que vous auriez peut-être dû envoyer.

Vous prenez votre téléphone quelques minutes.

Vous regardez l’heure.

Vous êtes bien dans votre lit. Votre journée, elle, n’est pas tout à fait terminée.

Cette difficulté à décrocher peut être particulièrement familière lorsque le quotidien comporte beaucoup de responsabilités. Le besoin de dormir est là, mais l’activité mentale ne suit pas nécessairement le même rythme.

Le sommeil joue un rôle essentiel dans notre récupération. Mais préparer cette récupération mentale ne commence pas uniquement au moment où l’on ferme les yeux.

Pourquoi le sommeil est-il important pour la récupération ?

Le sommeil n’est pas une période pendant laquelle notre organisme se met simplement « en pause ».

Tout au long de la nuit, différentes phases de sommeil se succèdent et s’organisent en cycles. Sans entrer dans une description détaillée de chacune d’elles, on distingue notamment le sommeil lent, qui devient progressivement plus profond, et le sommeil paradoxal, pendant lequel l’activité cérébrale présente des caractéristiques particulières.

Ces différentes phases participent à plusieurs fonctions importantes de l’organisme.

Le sommeil intervient notamment dans la récupération physique, le fonctionnement cognitif, la mémoire, l’apprentissage et la régulation de nombreux processus biologiques.

Autrement dit, dormir ne consiste pas simplement à rester immobile plusieurs heures.

C’est un besoin physiologique.

Et lorsqu’une personne traverse une période très chargée, la qualité de ce temps de repos prend naturellement une place importante.

Cela ne signifie pas pour autant qu’une nuit de sommeil puisse, à elle seule, compenser durablement des journées continuellement remplies de sollicitations.

C’est là qu’il devient utile de distinguer fatigue, repos et récupération mentale.

Être fatigué ne signifie pas forcément être prêt à dormir

Il est possible d’être très fatigué et pourtant de ne pas réussir à s’endormir immédiatement.

Cela peut sembler contradictoire.

« Je suis épuisé, alors pourquoi est-ce que je ne dors pas ? »

Parce que la fatigue et l’endormissement ne sont pas exactement la même chose.

Vous pouvez ressentir un besoin important de repos tout en continuant à penser, anticiper ou traiter mentalement certains événements.

Cela arrive notamment après une journée pendant laquelle les sujets se sont enchaînés jusqu’au dernier moment.

Une réunion.

Puis des mails.

Un appel sur le trajet.

Un dernier regard sur le téléphone en rentrant.

Quelques sujets personnels à organiser.

Puis le lit.

Le passage entre la journée active et le sommeil a parfois été réduit à quelques minutes.

Or notre rythme intérieur ne change pas nécessairement aussi vite que notre emploi du temps.

On peut avoir terminé sa journée sans avoir encore quitté mentalement ce qu’elle contenait.

Sommeil, repos et récupération mentale : trois notions à distinguer

Ces trois termes sont proches, mais ils ne désignent pas exactement la même chose.

Dormir correspond à un état physiologique indispensable, organisé selon différentes phases au cours de la nuit.

Se reposer signifie diminuer ou interrompre une activité. On peut se reposer sans dormir : s’allonger, lire, marcher tranquillement ou simplement ne rien faire pendant quelques minutes.

Récupérer mentalement peut être compris plus largement comme le fait de laisser davantage de place à des périodes où l’attention, les décisions et les responsabilités sont moins sollicitées.

Les trois peuvent évidemment se rejoindre.

Une bonne nuit participe à la récupération. Une période de repos peut préparer le sommeil. Et une journée comportant de véritables moments de coupure peut éviter de demander au coucher de devenir le premier instant où l’esprit est enfin censé ralentir.

Cette dernière idée est particulièrement importante.

Lorsque toute la récupération est repoussée au soir, le sommeil finit par porter une responsabilité supplémentaire : celle de compenser tout ce que la journée n’a pas permis de déposer.

Pourquoi le travail continue-t-il parfois dans la tête le soir ?

Certaines responsabilités ne disparaissent pas lorsque l’ordinateur est fermé.

Les sujets inachevés restent particulièrement faciles à reprendre mentalement.

Une décision en attente.

Un problème dont vous n’avez pas encore la réponse.

Une conversation délicate.

Une échéance importante.

Un sujet que vous devez absolument penser à traiter le lendemain.

Pour une personne ayant des responsabilités, cette activité mentale peut même être devenue tellement habituelle qu’elle n’est plus immédiatement perçue comme du travail.

Vous ne rédigez plus de document.

Vous n’êtes plus en réunion.

Vous ne téléphonez à personne.

Vous êtes simplement en train d’y penser.

Et pourtant, votre attention reste engagée.

C’est une forme de continuité invisible entre le temps professionnel et le temps personnel.

Elle ne signifie pas nécessairement qu’il existe un problème de sommeil. Elle montre simplement que fermer son ordinateur et décrocher mentalement sont deux choses différentes.

Sommeil et écrans : le téléphone prolonge facilement la journée

Le téléphone occupe une place particulière dans cette continuité.

Il permet à la fois de travailler, communiquer, s’informer et se distraire.

On peut donc avoir l’impression de quitter le travail en passant de sa messagerie professionnelle à une vidéo, aux réseaux sociaux ou aux actualités.

L’activité change.

Mais l’attention continue à recevoir des informations.

Le soir, les écrans peuvent également retarder le moment où l’on décide réellement de se coucher. La lumière, notamment lorsqu’elle est importante et proche de l’heure du coucher, peut aussi interférer avec les signaux biologiques impliqués dans le rythme veille-sommeil.

Il n’est pas nécessaire pour autant de transformer son téléphone en ennemi.

L’enjeu consiste davantage à observer la place qu’il occupe dans les dernières heures de la journée.

Est-ce réellement un moment de détente ?

Ou une façon de continuer à remplir le moindre espace disponible ?

La réponse peut changer d’un soir à l’autre.

 

Comment préparer le sommeil avant d’aller au lit ?

Une soirée favorable au sommeil ne repose pas sur un rituel parfait.

Quelques repères simples peuvent néanmoins aider à créer une transition plus nette.

Donner une fin visible à la journée professionnelle

Lorsque c’est possible, prendre quelques minutes pour noter ce qui reste à faire peut éviter d’essayer de tout conserver mentalement jusqu’au lendemain.

Cela peut être très simple : vérifier les priorités du lendemain, noter les sujets en attente puis fermer les outils professionnels.

Le but n’est pas de terminer toutes les tâches.

Il est justement d’accepter que certaines attendront demain.

Réduire progressivement les sollicitations

Passer directement d’une activité professionnelle intense au coucher ne laisse que peu de transition.

La soirée peut permettre de diminuer progressivement le rythme : moins de messages professionnels, moins d’informations à traiter, une activité plus calme, quelques minutes sans écran.

Il n’existe pas une seule bonne manière de faire.

Ce qui compte est surtout de ne pas demander au lit d’être l’unique frontière entre une journée très active et le sommeil.

Préserver un environnement favorable au sommeil

Une chambre calme, sombre et à une température confortable favorise généralement de bonnes conditions de sommeil.

Il peut également être utile de réserver autant que possible le lit au sommeil et au repos plutôt que d’en faire une extension du bureau.

Répondre régulièrement à ses mails depuis son lit brouille assez facilement la frontière que l’on essaie justement de créer.

Conserver une certaine régularité

Nos rythmes biologiques apprécient une certaine stabilité.

Sans chercher une discipline parfaite, des horaires de coucher et de lever relativement réguliers peuvent contribuer à maintenir des repères.

Une soirée professionnelle exceptionnelle ou un week-end différent ne remet évidemment pas tout en question.

L’idée est davantage de regarder la tendance générale que de chercher à respecter chaque soir un programme à la minute près.

 

Que faire lorsque les pensées reviennent une fois couché ?

Vouloir absolument arrêter de penser produit parfois l’effet inverse.

Une pensée apparaît.

On essaie de la chasser.

On vérifie si elle est partie.

Et nous voilà encore en train de nous en occuper.

Il peut être plus simple de reconnaître qu’un sujet est revenu sans chercher immédiatement à le résoudre.

Si vous craignez réellement d’oublier quelque chose, le noter brièvement peut parfois suffire à ne plus avoir besoin de le maintenir activement en mémoire.

Pour le reste, toutes les pensées du soir ne demandent pas une réponse le soir même.

Une pensée peut être importante sans être urgente.

Cette distinction paraît simple.

Elle est pourtant parfois difficile à maintenir lorsqu’on a passé sa journée à être disponible, à anticiper et à résoudre.

Le sommeil ne devrait pas être le seul moment de récupération mentale

Améliorer ses soirées est utile.

Mais si les journées restent constamment remplies, sans véritables moments de relâchement, concentrer tous les efforts sur le coucher peut devenir insuffisant.

La récupération mentale se construit aussi pendant la journée.

Quelques minutes sans écran entre deux activités.

Un déjeuner qui ne devient pas une réunion supplémentaire.

Une limite donnée à certaines notifications.

Une transition avant de rentrer chez soi.

Un moment où rien de nouveau ne vient réclamer votre attention.

Ces périodes ne remplacent évidemment pas le sommeil.

Elles permettent simplement de ne pas attendre d’être couché pour commencer à ralentir.

Pour une personne qui porte beaucoup, c’est parfois un changement de perspective important :

le soir ne devrait pas avoir à réparer, à lui seul, toute la journée.

Quand faut-il parler de ses difficultés de sommeil à un professionnel de santé ?

Une difficulté ponctuelle à s’endormir ou une mauvaise nuit peuvent arriver sans qu’il soit nécessaire de s’en inquiéter.

En revanche, lorsque les difficultés de sommeil persistent, deviennent importantes, se répètent fréquemment ou ont des conséquences marquées sur la vie quotidienne, il est recommandé d’en parler à un professionnel de santé.

Des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes répétés, une somnolence importante dans la journée ou tout changement durable du sommeil méritent notamment un avis adapté à la situation.

Le sommeil peut être influencé par de nombreux facteurs. Il est donc préférable de ne pas chercher à expliquer seul un trouble persistant uniquement par le stress, la charge mentale ou le rythme professionnel.

Sommeil et récupération mentale chez Reset Mental Lyon

Reset Mental Lyon accompagne les personnes actives qui souhaitent retrouver davantage d’espace dans un quotidien marqué par les responsabilités et la difficulté à décrocher.

Le travail autour de la récupération mentale peut notamment amener à regarder les sollicitations du quotidien, les moments de coupure, les transitions entre vie professionnelle et personnelle ou la manière dont la journée continue parfois à occuper l’esprit une fois terminée.

Reset Mental n’a pas vocation à diagnostiquer ni à traiter les troubles du sommeil. Lorsqu’une difficulté relève d’un problème de santé ou persiste de manière importante, un avis médical reste nécessaire.

Pour approfondir cette approche, vous pouvez découvrir la page Récupération mentale ou voir comment se déroule une première séance chez Reset Mental Lyon.

Bien dormir compte.

Mais lorsque les journées sont très remplies, une partie du chemin commence parfois un peu plus tôt :

apprendre à ne pas emporter toute sa journée avec soi jusqu’au lit.

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